Le 6 février 2026
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95% des athlètes d'élite ne vivent pas confortablement de leur sport
Les Jeux olympiques d’hiver s’ouvrent ce soir à Milan-Cortina mais la première compétition à remporter pour ces sportifs de haut niveau, avant même de disputer les Jeux, est celle de leur financement. Pour la très grande majorité d’entre eux, la pratique sportive ne génère pas suffisamment de revenus pour vivre. Les sportifs de haut niveau sont rarement des professionnels : il leur faudrait, pour cela, un contrat de travail signé avec un club ou une fédération, leur assurant un revenu régulier. 
Une enquête mondiale menée par l’organisation Global Athlete en 2020 auprès de 500 athlètes issus de 48 pays et 56 disciplines des jeux d’été et d’hiver, le montre très clairement : 58 % d’entre eux  ne se considèrent pas comme financièrement stables et seuls 5 % des athlètes vivent confortablement de leur sport.

Sur quelles sources de revenus peuvent-ils compter ?

Il y a les primes olympiques, à condition d’avoir décroché une médaille. En Belgique, elles sont versées par la Loterie Nationale : 50.000 euros pour l’or, 30.000 pour l’argent et 20.000 pour le bronze. Les coachs reçoivent  25% du montant reçu par leurs athlètes. Les primes des médaillés paralympiques sont alignées sur celles des médaillés olympiques.

Entre deux éditions des Jeux, les champions olympiques comptent sur l’exposition médiatique consécutive à leur podium pour décrocher des contrats de sponsoring auprès d’entreprises. Avec, là aussi, des rétributions financières variables selon la notoriété de l’athlète, le sport pratiqué, le niveau de performance. Beaucoup d’athlètes vivent grâce à leur famille, à des petits sponsors, ou à des emplois complémentaires. 

Face à cette situation, Ross Stevens, un financier et philanthrope américain, promet, à partir de cette édition, 200.000 dollars à tous les athlètes olympiques et paralympiques américains, indépendamment de leurs performances. Et ceci pour chaque participation aux Jeux. Dans le détail :
– 100.000 dollars seront versés vingt ans après la première participation aux Jeux .
– Les 100.000 dollars restants prendront la forme d’un capital garanti pour la famille de l’athlète après son décès.

Du côté de la Belgique, en Fédération Wallonie-Bruxelles, via l’Adeps, les athlètes peuvent obtenir des contrats professionnels qui offrent un salaire et une couverture sociale. L'armée aussi engage. Les sportifs sous CDI bénéficient du statut de militaire et de la reconnaissance de haut niveau.

Il y a aussi d’autres modèles pour les champions olympiques, aussi divers qu’étonnants. 
En Corée du Sud, une médaille olympique peut valoir une exemption de service militaire. En Pologne, un champion peut recevoir un diamant, un appartement, un tableau et des vacances.
En Irak, certains athlètes qualifiés ont reçu une parcelle de terre, une voiture, et la promesse d’un million de dollars en cas de médaille.

Autant de solutions rarement structurelles…

 
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Le gif qui en dit long
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Le ministère américain de la Justice a publié vendredi passé "trois millions de pages supplémentaires", affirmant avoir ainsi respecté l’obligation imposée par le Congrès à l’administration Trump de faire toute la transparence sur ce dossier politiquement explosif. Mais cette transparence permettra-t-elle de faire éclater la vérité ? C'est Donald Trump qui est cité le plus souvent dans ces millions de page mais finalement, "On a l'impression que tout le monde est éclaboussé, sauf lui" estime François Gemenne, politologue. "Tout le monde est impliqué à des degrés divers, tout le monde est coupable alors personne n'est coupable" expliquait également Pauline Simonet.
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On se le remet dans les oreilles
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Alors que les 20 dernières années ont été rythmées par des gouvernements de coalition multiples chez nous, le clivage gauche-droite est pleinement de retour dans le débat politique. En s’intéressant aux personnalités politiques de gauche qui ont gagné les élections en Amérique latine mais aussi aux Pays-Bas ou en Espagne, François Brabant, rédacteur en chef du magazine Wilfried, identifie une intention, qu’on ne retrouve pas dans la gauche belge ou américaine. "C’est justement la tonalité optimiste, positive, de toutes ces personnalités." Il souligne ainsi le point commun des discours de Claudia Sheinbaum, la présidente du Mexique, Rob Jetten, le futur Premier ministre des Pays-Bas, ou de Zohran Mamdani, le maire de New York. "Pour moi, le mot qui revient, c’est espoir. C’est la force politique de l’espoir. C’est ça qui, aujourd’hui, soulève les foules. […] Et je pense que la gauche ne pourra gagner que si elle parvient à redonner espoir." 
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Une étonnante étude réalisée sur la fermeture des fameux bars PMU en France suggère que la disparition des bars, cafés et PMU explique en partie la montée de l'extrême droite. Alors, spoiler, l’étude ne dit pas que la fermeture d’un bar-tabac explique à elle seule la montée de l’extrême droite. Plutôt qu’une cause unique, c’est un indicateur et un accélérateur de la désagrégation du tissu social local, une perte de tissu social corrélée donc à la montée de l’extrême droite. 

Le chercheur à l'origine de cette étude a aussi comparé la fermeture d’un bar à celle d’une supérette ou d’une boulangerie, et les effets ne sont pas les mêmes "Car la perte d’un équipement crée une difficulté pratique ; la perte d’un lieu de socialisation crée un vide relationnel. Et ce vide relationnel a des conséquences électorales spécifiques et durables." Plus on est isolé, plus on a tendance à voter extrême droite. C’est l’interprétation du chercheur et cela rejoint plusieurs autres travaux en sociologie. Pourquoi ? Parce que la fermeture d’un bar-tabac réduit les interactions ordinaires, appauvrit la parole collective et cristallise progressivement le récit de déclin porté par l’extrême droite, qui finit par trouver son expression électorale.
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